Courts extraits de Courteline Notre pierre à l’édifice de "Courteline en biens communs" !

, par Véro

Nous avons fait appel à nos comédiens-collaborateurs de la première heure : Paul Marchadier et Virginia (l’extrait des Onze mille verges, c’était eux !), pour vous proposer quelques extraits sélectionnés par nos soins, à lire ou à écouter !

Paul et Virginia confortablement installés sur un canapé, l’enregistreur calé devant eux. Sur la table basse, quelques pâtisseries, des verres d’eau, du café. Ils ont les textes en main, le stylo prêt à souligner certains mots, signaler les liaisons, barrer certains passages si nécessaire...

On relit, on cherche, on parle des personnages, de leurs intentions, de la situation, de l’évolution à ménager au fur et à mesure du texte.

Tout est prêt ; on respire, on se concentre... C’est parti !

Pour commencer, deux petites pièces du répertoire théâtral :

Une scène de ménage désopilante

"La peur des coups"

Un couple rentre d’un bal ; elle se couche, lui non. Il est furieux : il a vu (encore) sa femme se faire "peloter" (encore) par un militaire pendant la fête. Il lui fait (encore) une scène, qui va rapidement dégénérer !

Une saynète moins connue qui vaut le détour

"L’Honneur des Brossarbourg"

Madame de Brossarbourg, dans tous ses états, vient annoncer à son mari Monsieur de Brossarbourg, une terrible nouvelle : l’honneur de Brossarbourg a été sali ! Et par qui, grand Dieu ? Par le Chevalier de Mépié ? Par le vicomte de la Mothe-aux-dames ? ... Ou Monsieur de Poilu-Boudin ?

Et maintenant quelques écrits, encore moins connus, qui ne relèvent pas du théâtre, où Courteline ne perd pas de sa verve comique, loin s’en faut !

Un échange épistolaire savoureux

"Un mois de prison"

Marthe Passoire s’adresse, désespérée, à O. Courbouillon, député de Sarthe-et-Loiret ; elle est accusée de détournement de mineur et risque un mois de prison... Le valeureux Courbouillon pourra-t-il sauver la jeune femme éperdue ?... Sans doute, il le fera avec courage, moyennant toutefois un tout petit dédommagement. Alors, forcément, le ton change...

Et pour ceux qui ne voudraient que "picorer" quelques lettres :

Lettre 1 de Marthe Passoire à O. Courbouillon

Lettre 2 de O. Courbouillon à Marthe Passoire

Lettre 3 de Marthe Passoire à O. Courbouillon

Lettre 4 de O. Courbouillon à Marthe Passoire

Ici, il semble qu’une lettre ait été "perdue".... Ou de l’art de l’ellipse !

Lettre 6 de O. Courbouillon à Marthe Passoire

Lettre 7 de Marthe Passoire à O. Courbouillon

Poème polisson

"A l’aveuglette"

Forcément, quand on laisse malencontreusement tomber son cœur dans le corsage d’une jeune femme, il faut bien partir à sa recherche, et à l’aveuglette !

"Où l’auteur parle littérature...

...pour faire croire à ceux qui n’y connaissent rien, qu’il y connaît lui quelque chose"

Quelques propos réjouissants de Courteline sur la littérature, où l’on apprend notamment qu’ "il n’est pas de genres inférieurs ; il n’est que des productions ratées, et le bouffon qui divertit prime le tragique qui n’émeut pas."

A bon entendeur !

Voir en ligne : Pour continuer à découvrir cet auteur, le site de Jean-Luc Ancey

@RomaineLubrique

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