Romans d’hier, couvertures d’aujourd’hui Recovering the Classics

, par aKa

Créons ensemble de nouvelles couvertures pour habiller les classiques de la littérature.

On ne s’en plaindra pas, on trouve de plus en plus de plateformes hébergeant des livres numérisés du domaine public. Dernières en date : Framabookin de Framasoft et eBookenBib proposée par Thomas Fourmeux, notre préférée étant la méta-plateforme Nos livres.

Mais aucune, ou presque, n’accompagne les œuvres avec de belles couvertures. Invariablement on se retrouve avec une première page vide et blanche où ne figurent que le titre et le nom de l’auteur dans une police de caractère standardisée.

Pourtant, même en numérique, la couverture conserve son importance et peut inciter à (re)découvrir l’oeuvre. On personnalise, on enrichit, on sème quelques éléments d’information, on lui redonne une seconde vie. Et puis cela s’associe naturellement à nos souvenirs de lecture. Pour ce qui me concerne Madame Bovary reste à jamais liée à une peinture de Joseph-Désiré Court figurant sur la couverture de la collection Folio du temps de mes années lycée.

C’est pourquoi nous tenions à mettre en avant l’initiative américaine Recovering the Classics invitant graphistes, designers et dessinateurs d’aujourd’hui à imaginer leurs propres couvertures. On en a le droit puisque c’est domaine public, alors profitons-en !

En voici en premier exemple avec 12 nouvelles couvertures différentes du célèbre The War of the Worlds (La Guerre des mondes) de H. G. Wells. Vous n’avez que l’embarras du choix ;)

Le projet est né en 2013 grâce à The Creative Action Network, The Harvard Book Store et DailyLit. De prestigieux partenaires sont venus s’y adjoindre : la New York Public Library, la Digital Public Library of America et, carrément, la Maison-Blanche qui souhaite bientôt distribuer gratuitement des livres électroniques du domaine public dans les écoles.

Nous sommes en mode crowdsourcing, tout le monde peut participer et recouvrir comme il l’entend la liste des cent classiques proposés. Il suffit de faire oeuvre originale et de mentionner titre et auteur. Depuis le démarrage plusieurs centaines de créations ont été mises en ligne. Il n’est pas rare de dépasser la dizaine de propositions pour un seul ouvrage.

Trois exemples avec le Dracula de Stoker. Nul besoin d’occuper tout l’espace pour être créatif (et inspirer une certaine angoisse).

Sur le site de l’opération, il est possible de commander la seule affiche et bien évidemment aussi le livre en version électronique ou papier avec la couverture de votre choix.

L’auteur de la couverture touche 40% de la vente, ce qui est non négligeable et incitatif. On pourra regretter que ces couvertures ne soient pas elles-mêmes reversées dans le domaine public puisque qu’on a opté pour la licence CC By-NC, mais tel est leur libre choix.

Petite sélection

Moby Dick...

La Métamorphose...

Anna Karénine...

On notera également l’organisation de conviviales rencontres-ateliers-expositions, comme la dernière en date à la New York Public Library.

De quoi nous donner quelques idées pour la prochaine édition du Festival du domaine public avec des titres en langue française cette fois.

Voir en ligne : Recovering the Classics

@RomaineLubrique

« Domaine Public »

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