The Public Domain Review

, par aKa

Quand bien même on se plaigne à juste titre de leur entrée trop tardive, on trouve évidemment pléthore de ressources du domaine public.

Il existe dans la monde anglophone une gazette en ligne qui réalise un admirable travail de sélection : The Public Domain Review.

Certains appellent cela la curation de contenu, « pratique qui consiste à sélectionner, éditer et partager les contenus les plus pertinents du Web pour une requête ou un sujet donné ».

Nous tenions par la traduction ci-dessous à évoquer ce projet inspirant.

The Public Domain Review démontre la pertinence de la curation numérique

Anna Baddeley - 03 novembre 2013 - The Guardian
(Traduction : Penguin, MFolschette, champ, Scailyna)

Avec tant de contenus littéraires disponibles librement en ligne, c’est un soulagement lorsque quelqu’un sélectionne pour nous ce qui est digne d’intérêt.

Quand le musée Tolstoï de Moscou fit un appel à des relecteurs pour rendre accessible les œuvres complètes du romancier en livres numériques, il fut abasourdi par la réponse mondiale qui y fut donnée : « Personne ne s’attendait à ce que dans les 10 premiers jours, des milliers de volontaires lisent les 90 volumes ».

Ils n’auraient pas dû être aussi surpris. Il y a une longue et chaleureuse tradition d’individus acceptant de sacrifier un peu de leur temps pour permettre un accès universel au savoir. Le projet Gutenberg, un programme de numérisation de livres tenu par des bénévoles, existe depuis 1971 et peut se vanter de la mise en ligne de plus de 42000 ouvrages du domaine public. L’Internet Archive a rendu plus de cinq millions de livres numériques librement accessibles.

Il est possible de devenir la personne la plus lue au monde, ou de faire une thèse entière, sans dépenser le moindre sou ou même se lever du canapé. Mais qu’en est-il si vous n’êtes pas sûr de savoir ce que vous cherchez ? Ce sentiment envahissant d’un trop-de-choix dans le domaine public peut être paralysant. Et si vous vouliez contrôler la qualité de ces ouvrages ? La vie est trop courte pour les mauvaises traductions d’Anna Karénine.

Nouvelle étape, le magnifique Public Domain Review, un projet de l’Open Knowledge Foundation. Créé par Adam Green et Jonathan Gray, le site expose les livres, les images et les films les plus dignes d’intérêt ou les plus originaux qu’Internet puisse offrir. Lorsqu’il complète ses archives de livres en ligne, Green se voit comme « créant une sorte de bibliothèque idéale, ou tout de moins sa section la plus étrange et originale ». Une des découvertes favorites est le Stevenson’s Baby Book, un témoignage des premières années de Robert Louis Stevenson tenu par sa mère.

On le trouve donc dans cette bibliothèque virtuelle à côté de magnifiques éditions de titres dont vous avez certainement entendu parler (Diary of a Nobody, des essais de Montaigne), et d’autres dont vous n’avez probablement jamais eu vent (Letters from a Cat, des contes croates, un dictionnaire de l’argot victorien de 1909).

Un modèle de curation numérique.

Voir en ligne : The Public Domain Review demonstrates the power of digital curation (The Guardian)

@RomaineLubrique

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