Tractatus de Herbis Potion contre démon

, par aKa

Nous vous présentons ci-dessous quelques étonnantes illustrations d’un traité de plantes médicinales du XVe siècle conservé et numérisé par la British Library de Londres.

« Les doctores et physici qui avaient la charge des patients auraient probablement pu composer des dictionnaires multilingues, mais leur maniement aurait été difficile et n’aurait certainement pas permis une consultation rapide. Une solution sans aucun doute plus efficace émergea : représenter les plantes et accompagner ces illustrations de leur nom dans diverses langues. Un langage visuel, en quelque sorte, qui, plus que les mots, permettait de se comprendre et ainsi d’éviter des confusions dont les conséquences pouvaient être désastreuses lorsque les plantes administrées aux patients ne correspondaient pas à celles prescrites. » (source Wikipédia)

Tractatus de Herbis (env.1440)

Avril 2014 - ThePublicDomainReview
Tractatus de Herbis (ca.1440)
(Traduction : lasconic, rou, Mooshka, Natchack + anonyme)

Une sélection d’images d’une version du XVe siècle, magnifiquement illustrée, du « Tractatus de Herbis », un livre créé pour aider les apothicaires et les médecins de différents horizons linguistiques à identifier les plantes qu’ils utilisaient dans leur pratique médicale quotidienne.

Il n’y pas de texte narratif dans cette version, seulement des images et les noms de chaque plante écrits en plusieurs langues – une technique qui révolutionna la littérature botanique, en facilitant les échanges transculturels du savoir scientifique.

Cette version du « Tractatus de Herbis », datée d’environ 1440 et connue sous le nom de Sloane 4096 (sa cote à la British Library) vient de Lombardie, dans le nord de l’Italie. C’est une copie d’un ouvrage similaire par une personne nommée Mandredus, qui lui même était une version du codex du XIIIe siècle connu sous le nom d’Egerton 747.

Comme Minta Colins l’écrit dans Medieval Herbals : The Illustrative Traditions (University of Toronto Press, 2000), contrairement à ces versions antérieures, cette copie somptueusement illustrée du XVe siècle a très probablement été créée pour un riche collectionneur de livres plutôt que pour un médecin, car « le premier but, scientifique, avait dès lors cédé le pas à l’intérêt bibliophile ».

Morceaux choisis de la sélection ci dessous : un démon repoussé, un trio de souris, chat et cadavre humain, un animal s’engageant dans ce qui ressemble à une auto castration, une scène sous aphrodisiaque et un homme urinant dans un pot.

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Miniatures d’une plante et d’un poisson
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Miniature de plantes et d’un démon : l’herbe millepertuis, supposée repousser les démons
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Jongleur
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Miniature de plantes, incluant une mandragore ayant comme racine un corps humain mâle
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Miniature de plantes, et un oiseau de proie tuant un canard
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Miniature de plantes, d’un rat, d’un chat, et d’un corps humain
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Miniature d’un arbre, une toile d’araignée et un aigle
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Miniature d’un arbre et d’un animal se castrant lui-même
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Miniature de plantes, et d’un homme urinant dans un récipient
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Miniature de plantes, moutons et d’un dragon
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Miniature d’un lion, un léopard, un lapin et un éléphant
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Miniature d’une plante et de garçons grimpés dans les branches d’un arbre fruitier cueillant des fruits et jetant ceux-ci à une femme se tenant à proximité
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Miniature de plantes, une tortue, un homme et d’un autre animal
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Miniature de la plante grande prêle, sur la gauche, avec un homme et une femme assis sur un banc au milieu, avec un inscription « De homine sive de muliere experimenta », illustrant les effets d’un aphrodisiaque, avec de la jacinthe sur la droite, une aide pour les problèmes urinaires et les menstruations, avec un garçon nu et une femme assise au dessus de la plante
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Miniature de plantes et d’hommes en train de souffler du verre
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Miniature du jardin des baumes du Caire avec 7 bassins d’eau et des jarres pour récupérer la résine, une plante au centre, des chevaliers en armure flanquant la porte, avec des boucliers ornés d’armoiries

Voir en ligne : Tractatus de Herbis (The British Library)

@RomaineLubrique

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